Nosfell
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francophonie08_0404.jpgLe Club Firlej a ouvert les portes de sa grande salle de concert, pour la seconde fois lors des Journées de la Francophonie, en accueillant le jeune et talentueux Nosfell.

Dans une salle comble, l’artiste a débuté sa performance par des ondulations, rythmées par les accords du violoncelle de son complice Pierre Bourgeois, puis s’est rapidement saisi de sa guitare pour nous faire entrer dans son royaume. Tel un reptile, il s’enroule autour de son instrument et sa voix, parfois claire et cristalline, parfois suave et profonde, berce nos oreilles.

Une prestation scénique hors du commun, renforcée par un décor tout en lumières et en contrastes, et un rock inventif ont permis à Nosfell de ravir le public, venu en nombre pour le dernier concert de la Francophonie.

Vidéo (H.264 / AAC /15.97MB / 3:05)
publiée par WroclawWeekly.pl
 

 

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Samedi 15 mars, 20h00
Club Firlej, ul. Grabiszyńska 56
entrée: billets en prévente 15 zł, le jour du concert 25 zł

Créateur d’un pays imaginaire, le Klokochazia, et de la langue de ses habitants, le klokobetz, Nosfell est novateur en tous points.

nosfell1.jpgSon originalité transparaît d’abord dans son nom complet, Labyala Fela Da Jawid Fel, qui signifie « celui qui marche et qui guérit ». Mais à dire vrai, sur scène, il ne marche pas, il ondule, tel un reptile, se meut avec une grâce féline et se recroqueville dans un instinct sauvage et ancestral. Sa voix, quant à elle, pour sûr, guérit. D’une aisance remarquable, elle revêt la profondeur grave du chant tribal aussi bien que la subtilité et la douceur cristalline des paroles d’enfant. Cette incroyable souplesse vocale lui permet d’incarner une multitude de personnages : un griot africain, un acteur de théâtre, un pantomime ou une algue exilée sur terre. Et grâce à la technique de « l’auto-sampling », il boucle ses voix et ses accords toujours en direct, ce qui ajoute à l’ambiance surnaturelle de ses prestations.
Cet univers fantastique, il le partage avec son complice de toujours, Pierre Le Bourgeois, talentueux violoncelliste, qui l’accompagne dans ses performances scéniques.

Nosfell gagne la reconnaissance à force de concerts, aussi bien dans l’espace intimiste du cabaret Run-ar-puns que devant le public de l’Olympia et même au Parc des Princes ou par la suite, au festival des Vieilles Charrues. Ces spectacles sont l’occasion pour lui de dévoiler toute sa virtuosité à la guitare et de nous envelopper de ses mélodies étranges mais cohérentes, soutenues par ce language inconnu mais universel qu’il a inventé.

Son public français, toujours plus nombreux depuis sa nommination aux Victoires de la Musique en 2006, tout comme le public polonais depuis son concert au Teatr Rozmaitości de Varsovie, l’a bien compris : Percevoir est plus important que comprendre.